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Biographie
Au lycée, Camille Bazbaz rencontre ceux qui deviendront plus tard les autres membres du Cri de la mouche, groupe punk-rock rebelle de la fin des années 1980 où il s'impose comme organiste. Après avoir été influencé par le punk et le rock des années 1970, il va être marqué par le reggae, la soul music et le blues. Le groupe se sépare au début des années 1990.Commence alors une période riche en rencontres dans le milieu du hip-hop principalement, notamment avec Joey Starr qui intervient sur son premier album solo Dubadelik qui sort en 1996. Un style doucement reggae et déjà de l'humour et de la séduction dans les textes. Il se révèle ensuite sur scène où il fait preuve d'une énergie de showman.Survient alors une rencontre fondamentale avec le cinéaste Pierre Salvadori, pour qui il composera les musiques de quatre films : Comme elle respire en 1997, Les Marchands de sable en 2000, Après vous en 2003 et Hors de prix en 2006. Sur le tournage de ce dernier il rencontre Sandrine Kiberlain, pour qui il compose un album. Parallèlement à cela, il sort un deuxième opus, Une envie de chien, des histoires d'amour, de peines racontées en souriant. Il confirme son image de crooner et lover en 2004 dans son troisième album Sur le bout de la langue.Victoires de la musique 2006 : Bazbaz est nommé dans la catégorie révélation scène de l'année.Il travaille également avec le musicien auteur-compositeur et arrangeur André Manoukian qui est également membre du jury de La Nouvelle Star.En mai 2007 il enregistre une partie de son album Le bonheur fantôme à Kingstown avec le batteur Sly Dunbar le bassiste Robbie Shakespeare et Earl Smith à la guitarre (les memes qui accompagent Serge Gainsbourg sur Aux armes etc et Mauvaise nouvelles des Etoiles ) grace à l'aide precieuse du très grand Winston McAnuff en territoire Jamaïcain. L autre moitié de l 'album est enregistré en France en collaboration avec son equipe : Fabrice Colombani, Jerome Perez, Yarol Poupaud (FFF),Christiane Prince et Viryane Say. La tournée française à été couronée par un passage à l'Olympia.
MA BIOGRAPHIE
Sources : wikipedia
Discographie
MA DISCOGRAPHIE
2007 : LE BONHEUR FANTOMEExcès d'abusSans toi à mes côtésC'est pas un métierMon allumetteTout ce que tu veuxD'amour et d'eau fraîcheCon d'hommeDis-leL'égérieMa Belle évanouieLes échecsRitournelleMa maisonIliennes
2004 : SUR LE BOUT DE LA LANGUEInfinie SolitudeTutto Va BeneSur Le Bout De La LangueSouviens ToiTout Pour L'EviterPapa Tango CharlyLe CrocodileFataleDans Ma NatureLe ProfessionnelPsychologie FéminineLoin derrière
1996 : DUBADELIKWest dubFinger in the noseNés pour faire l'amourRéponds-moiLiliBazbaz bluesRien n'est plusAmuse-toiBang bangPsykoJ'embrasse tes lèvresAnimalVagalam cowboyEli's duble zooPsyko dédicace
2000 : UNE ENVIE DE CHIENEnvie de ChienMenteurIndécisAutre Que MoiD'Une BalleVivre LibreCalmons-NousMilliardaireParasiteHumanoïdeHey Hey Wo WoSiPour un OuiDans Ta PeauEtoilesKalifornia Is a Beach
> SINGLES/COMPILATIONS <
> BANDES ORIGINALES DE FILMS <
2003 : APRES VOUSPapa Tango CharlyInfinie SolitudeSur Le Bout De La Langue - Instrumental
2006 : HORS DE PRIXHors de prix ? Générique La Plage Une nouvelle journée Harmonica La piscine Scooter Une saison Escroc
> COMPOSITIONS POUR D'AUTRES ARTISTES <
2005 : MANQUAIT PLUS QU'CAVos condoléancesLe chagrin d'une fille
> ALBUMS <
2008 : TV MANIAKGentleman Cambrioleur Amicalement Vôtre Ma Sorcière Bien-Aimée Chapeau Melon Et Bottes De Cuir
2006 : IL EST 5H, KINGSTON S'EVEILLEQui c'est celui là ?
2003 : AU MILIEU DE LA NUITD'une balleA quoi ça sert ?L'égérie
2007 : COUPES BIEN NETS AU CARREY'en a pas un pour rattrapper l'autreCoupés bien net et bien carréPluvieuxParlons plutot de vous
Interview
INTERVIEW
Plus crooner que jamais, il publie Le bonheur fantôme , son quatrième album. Trois ans après Sur le bout de la langue, disque d'or qui lui a ouvert les portes du succès, l'ancien clavier du groupe punk Le Cri de la Mouche confirme qu'il faut désormais compter avec lui, avec un excellent quatrième album solo, mélodieux et sensuel. Il commente, avec humour et passion.
Blues. Même si c'est avec les formes de maintenant, je considère que je travaille le blues : sans prétention, mais avec vérité et honnêteté, je parle de l'ennui, de la solitude, du manque d?amour, ce sont des thèmes ancestraux.Je ne parle pas d?amour comme Gainsbourg, qui était très macho, genre "je suis moche et je vous emmerde". Sa subversion était liée à l'époque. On est aujourd?hui dans d'autres rapports avec les femmes, qui impliquent une autre manière de parler des mêmes choses.Parler d'amour, c'est ma manière d'être punk dans le monde actuel Je fais des mambos, des vieilleries. Le côté crooner, c'est le fantasme ultime de tout chanteur de rock'n'roll. Même Iggy Pop a fait sur scène des versions de cette sublime chanson qu?est The Shadow Of Your Smile, de la pure variété, la musique de l'été 42?J'aime l'amour, et j?aime aimer surtout. Parler d?amour, c?est ma manière d'être punk dans le monde actuel. Plus le monde est violent, plus j'ai envie d'être doux. La violence du couple, celle de la rue, ce sont des choses que j'aborde de façon subliminale : je parle des copains, de la nécessité de profiter des choses qui sont là, du fait que l'on finira tous dans le même trou, et qu'il vaut mieux que ce soit avec des fleurs qu?avec une mitraillette. Amitiés. Pierre Salvadori (qui cosigne un des textes du Bonheur fantôme), je l'ai rencontré après son film Les Apprentis : il connaissait mon premier album, je connaissais son film, il m?a appelé pour faire une BO -un de mes fantasmes ouvertement assumés, parce que j'ai appris la musique en regardant la télé. On est devenus amis, et j'ai fait les musiques de ces quatre derniers films.a m'a aussi permis de rencontré Sandrine Kiberlain. C'est un coup de foudre artistique (NDLR : il a composé trois titres de son premier disque, Manquait plus que ça, elle a écrit deux textes de Sur le bout de la langue, tous deux sortis en 2004). J'ai cosigné quatre titres de son deuxième album, qui sortira à l'automne.Kiberlain, c'est une rencontre importante dans ma vie, autant que le Jamaïcain Winston MacAnuff : quand ça finit en ain , je fonce? Winston, c?est mon double jamaïcain : c?est grâce à lui que j'ai pu aller là-bas enregistrer deux titres de l'album? Lui et moi (NDLR : ils ont réalisé ensemble le projet A Drop, en 2005), c'était pour le plaisir de faire quelque chose qui choque ses potes et les miens : lui est un rasta reggae underground, moi je suis plutôt blanc bec variétés. Reggae. Dans ma musique, il y a toujours eu du reggae, c'est l'une de mes fondations. Cette musique, jusqu'à il y a dix-quinze ans, était quelque chose d'important (maintenant, ça ne ressemble plus à rien). Mais j'avais refusé plein de fois d'aller en Jamaïque, je ne voulais pas le faire n'importe comment, revenir avec les fausses dreadlocks? Grâce à Winston, quand je vais en Jamaïque, je rencontre Sly et Robbie, Lee Perry, et je peux les embarquer dans mes chansons, les convaincre que je ne fais pas du tourisme musical.Les potes de Winston, ce sont les gens que j'écoute depuis l'âge de 16 ans. Quand j'ai quitté la Jamaïque, j'ai eu l'impression que j'allais voir sur le tarmac Ricardo Montalbàn et le nain de L'île fantastique (NDLR : série télé de la fin des années 70) me saluant une dernière fois?
Recueilli par Olivier Brégeard
Interview "MUSIC VIEW"
INTERVIEW MUSIC VIEW
Tout artiste a un univers qui lui est propre, c'est entendu. Mais celui-là a le don de viser juste à l'endroit le plus sensible du coeur, le plus joli, le plus amoureux, le plus triste aussi, ce qui en fait un langage poétique. Il s'est inventé un style musical dont la trame de fond reste le reggae, en alchimie avec la soul et le blues.Si le groupe Le Cri de la Mouche dont il était le clavier a eu son heure de gloire pendant les années 90, le parcours en solo de Camille Bazbaz est un peu plus chaotique. Et l'on est en droit de se demander pourquoi, parce qu'une chose est sûre, du talent, il a en a. Alors est-ce une simple question de destin ou une histoire de business, nul ne sait ni ne saura. Pour notre plus grand bonheur, Camille ne s'arrêtera pas de créer parce que la musique, c'est sa vie ! Suivons ses pas.As-tu un mode de fonctionnement pour travailler ?Comme (est) la vie, je fonctionne n'importe comment ! a fonctionne n'importe quand, parfois ça ne fonctionne pas (parfois). a fonctionne aussi en se mettant au boulot. Il y a un minimum de sérieux à avoir, comment dire? quelquefois (des fois) tu n'as envie de rien. Quand tu es musicien, tu es ton propre patron, il n'y a que toi pour te dire de te mettre au piano ou à l'ordinateur. Si tu te laisses aller, tu peux dériver jusqu'au bord du trottoir. Personne ne va te retenir et t'en empêcher. Bref, il faut se forcer. Une chanson, c?est une minute et 15 ans. Par exemple, D'une Balle (ndlr. titre de son précédent album Une Envie de Chien), je l'avais dans la tête depuis l'âge de 19 ans. J'avais cette première phrase Oui, c'est moi, d'une balle dans le coeur, oui, c'est moi, d'une balle dans le c?ur, ni 3, ni 2 juste une. Je ne trouvais pas la 2e phrase. Environ 8 ans plus tard, elle est sortie dans la foulée un dimanche. Chaque chanson a son cheminement. Mais ça vient quand même de la solitude. Je ne peux pas écrire au milieu de 40 000 personnes sur mon dos.Que s'est-il passé entre Une Envie de Chien et Sur le Bout de la Langue ? Je crois que tu as eu du mal à t'y remettre pour toi ?Disons que je me suis fait virer. Il y a eu plein d'aventures horribles dans le label, tu sais, les grandes restructurations de ce monde vertical. Tu commences à travailler avec quelqu'un pendant x temps et un jour, tu arrives, ce n'est plus le même interlocuteur, changement de direction. Il y a eu une valse qui t'a échappé parce que tu n'as pas le nez là-dedans toute la journée. Donc ce nouveau mec te dit coute mon p'tit gars, j'vois pas trop ce qu'on va pouvoir faire de toi. Le moral flanche, mais c'est plutôt un service au final.C'est vrai ?Oui, parce que j'avais le cul bordé de nouilles comme on dit en latin ! Avec mon premier groupe, Le Cri de la Mouche, on a eu l'énergie et la chance d'exister assez rapidement. J'étais môme, je sortais du bahut. On avait une maison de disques et l'aventure a duré près de 10 ans quand même ! Après le Cri, j'ai tout de suite trouvé un deal. Je ne me suis pas retrouvé à devoir reconquérir ma place au sein d'une maison de disques. D'ailleurs, je ne sais pas vendre mes albums tout seul, j'en suis incapable. a ne me procurerait pas de plaisir de demander de l'argent pour ma musique. Il y a des gens dans mon quartier qui me disent tu veux bien me vendre ton album ?, je réponds oui, oui. Mais au final, je lui fais paye-moi une bière et c'est bon !Qu'as-tu fait alors ?J'ai essayé de replacer mon album dans un autre label, des petits, des moyens, des gros. Personne n'en voulait. J'ai un peu ramé. J'ai passé beaucoup de temps à faire la musique du film de Pierre Salvadori Les Marchands de Sable. J'ai fait des séances de clavier. J'ai fait mon métier de troubadour ! Et en même temps, je continuais à composer des chansons parce que je suis têtu comme une mule (!), mais c'est surtout que je ne peux pas vivre si je n'écris pas de chansons.Peux-tu nous parler de Pierre Salvadori ?Ce garçon est devenu mon frère. On refait le monde au minimum deux à trois fois par semaine, sinon on ne se sent pas bien ! On le refait sérieusement, pas sérieusement, en riant, en pleurant. On est tellement d'accord sur plein de choses !Je l'ai rencontré à l'époque de mon premier album Dubadelik. C'est une fille qui a fait l'intermédiaire, comme souvent dans ma vie. Donc, sa nana lui a dit d'écouter ce que je faisais. Il m'a laissé un message alors qu'il préparait Comme elle respire. Je n'en revenais pas, moi qui ai toujours rêvé de faire des musiques de films et qui suis imprégné des séries télé ! On se rencontre? et je rencontre un amour de mec. Pourtant, autant j'aime le cinéma, autant ce que j'avais flairé du milieu ne me plaisait pas, je le trouvais un peu pouet-pouet !J'avais vu et adoré Les Apprentis avant de le connaître. Je m'étais dit Purée, c'est un film qui parle de moi ! C'est ça qui est mignon dans ce qu?on fait, le cinéma, la musique, l'art mineur ou majeur peu importe, on rencontre des frangins sans les connaître. Tout d'un coup, on se dit qu?on est moins seul. Et hop ! deux mois après, Pierre me laisse un message. Je peux te dire que je lui suis tombé sur le dos : Bon, tu oublies les autres personnes avec qui tu voulais travailler, c'est moi, je vais tout faire ! Il m'a regardé, genre ouais, ouais, bon !. Je suis revenu deux jours après avec pratiquement toute la musique d'après le scénario, sans images ! Et voilà, on s'est mis à parler de tout ! Je lui ai un peu forcé la main, mais en même temps je ne sais pas ! S'il avait été une femme, je l'aurais demandé en mariage, je pense !Et de fil en aiguille, il y a eu Le Marchand de Sable. Il m?a carrément mis en scène dans son film ! Et la troisième aventure ensemble, c'est Après Vous. Vivement la prochaine ! C?est quelque chose qui m'aide à vivre artistiquement.J'aimerais bien travailler avec d'autres réalisateurs et assouvir mes fantasmes un peu plus instrumentaux, parce que Pierre Salvadori aime mes chansons, mes textes, mon univers, si bien que je ne fais pas tellement d'efforts.Pour Sur le Bout de la Langue, tu as travaillé avec Alain Manoukian et Sandrine Kiberlain. Comment cela s'est-il passé ?Alors que j'étais sans maison de disques, Alain Manoukian voulait me donner un coup de main, donc on a fait quelques titres ensemble dont un, Fatale, qui est sur mon album et un autre sur celui de Gérard Darmon. La musique crée des raccourcis, tu n'as pas besoin de raconter ta vie. Tu joues, tu sais qui est l'autre. C'est notre langage. Je comprends tous les musiciens avec lesquels j'ai joué. Je les comprends par la musique qu'ils font, sans être de vieux potes de 15 ans.Sandrine Kiberlain, c'est une rencontre Salvadorienne ! Comme elle était actrice dans Après Vous, elle avait entendu les titres Sur le Bout de la Langue et Tango Charly. Elle avait depuis longtemps (cette) envie de faire un disque, elle avait écrit des textes à droite, à gauche. Un jour, elle m'appelle pour me dire qu'elle aimerait bien m'en faire lire quelques-uns et, pourquoi pas, travailler avec moi. J'avoue que lorsque (quand) je les ai lus, j'ai eu un flash. a correspondait à mes phrasés, pas trop de mots. J'imaginais de belles mélodies dessus. a me chantait des choses. Je ne les ai pas lus devant elle parce que ça me gênait. Et(Donc) voilà, on a travaillé sur son album et le mien. Travailler avec Sandrine Kiberlain, c'est du bonheur. Je suis vraiment content d'avoir mis quelques titres sur son album. L'autre équipe de compositeurs, c'est Souchon père et fils.Choisis-tu seul les titres qui prennent place sur ton album ?C'est une discussion avec Georges Fernandez, le directeur artistique du label Saint George. Je m'entends très bien avec lui. Lors de la préparation de l'album, nous avons réfléchi ensemble sur l'option à prendre Garde-t-on les maquettes comme ça, est-ce qu'on arrange beaucoup, y-a-t-il des gens avec qui tu aimerais travailler ? J'avais envie d'avoir un miroir. Je ne voulais pas être à la fois acteur et observateur. J'ai donc fait appel à mon vieux pote Laurent Loupidi, ex batteur des Satellites que j'ai accompagnés longtemps sur scène. Il travaille en duo avec Placido ; leur pseudo, c'est Loo & Placido. Petit à petit, tous ensemble, nous nous sommes mis d'accord sur l'idée d'un album le plus épuré possible. C'est pour ça d'ailleurs que, pour la première fois, je suis seul sur scène avec mon clavier et mon guitariste Jérôme Perez. J'ai été poussé à le faire (ça), je me demandais comment je pourrais intéresser les gens. Je leur ai dit si je me prends une peau de banane, je vous préviens, je vous la fais manger ! . (bouffer !) Et, à ma grande surprise, ça s'est très bien passé !Quand Pierre Salvadori parle de Camille BazbazOn a un mode de vie dramatiquement parallèle ! La première chose qui m'a frappé chez Camille, c'est sa verve. Il a une façon de raconter les choses, le quotidien, la politique, les gens, le quartier, d'une façon très imagée, parlante, drôle. C'est une amitié enrichissante. On a la chance d'être conscients du soutien que l'on s'apporte.Quand je prépare un film, je lui fais lire le scénario et j'ouvre grand mes oreilles, pas moins qu'avec un producteur ! Parce qu'il a un goût très sûr et un langage quasi de scénariste. Je me souviens d?une de ses réflexions disant que je ne devais pas justifier les actes de mes personnages, sinon je donnais l'impression de m'excuser pour eux. C'est très juste.Camille est inquiet et peut avoir des moments de découragement violent. Il a ce mélange d'inconscience et de lucidité qui fait qu'on peut se sentir (être mal) parfois. Mais ce qui le tient le plus, et ça j'en suis sûr, c'est l'amour de la musique. Il est extrêmement sincère, trop parfois !
Interview réalisée en janvier 2005 pour le magazine Music View par Maritta Calvez
Interview "Nouvelle vague"
INTERVIEW NOUVELLE VAGUE
Le bonheur fantôme de Camille Bazbaz, son quatrième album solo, est sorti fin mai, et la tournée commence. Rencontre au studio Mains d'Oeuvres, à Saint-Ouen, avec l'ex-clavier du groupe punk Le Cri de la Mouche, un artiste simplement libre et heureux.Quelle est la genèse de ce fantôme d'album ?[Camille Bazbaz] La plus naturelle du monde. la fin de la dernière tournée, avec les copains, à peine sortis de la camionnette, on s?est enfermés en studio. On en avait envie, et besoin.Sly Dunbar & Robbie Shakespeare sont présents sur deux morceaux de l'album (Iliennes et Dis-le). Comment est née cette rencontre ?J'aime leur reggae depuis que j'ai découvert Aux armes et caetera de Gainsbourg, en 1977. Puis j?ai rencontré Winston Mc Anuff, on est devenus potes, et on a monté Mc Anuff & The Bazbaz Orchestra (A drop, 2005), un hybride entre son univers purement jamaïcain et le mien, plus romantique. On a fait cet album avec ma bande de petits français. Ensuite Winston m?a dit : Maintenant, il faut que tu viennes en Jamaïque travailler avec ma bande à moi . Dont Sly & Robbie.Ces morceaux ont été enregistrés au studio Harry J. de Kingston. Un rêve de gosse ?Exactement. J'en rêvais depuis mes 17 ans, et j'en ai 40. C'était totalement fou pour moi d'aller enregistrer là-bas. Magnifique !En quoi un enregistrement jamaïcain diffère-t-il d?un enregistrement français ?Le studio ne change pas, ce sont les musiciens qui changent. a me faisait marrer d'embarquer des jamaïcains sur mes soul-pop songs. Quel que soit le style de musique que je joue, j'y mets toujours une vibration reggae. Mais je n'ai pas envie de faire du reggae, du rock ou du blues pur et dur. Je ne suis pas un pur et dur, mais un métisse. J'aime tout et n'importe quoi du moment que ça me touche. Et le reggae est toujours là.Le reggae serait-il un amour d'enfance ?Oui, au même titre que la musique des 60's : le rock, les Clash. Si j'écoute du reggae, c'est avant tout parce que j'ai écouté les Clash et que le reggae correspond à une énergie que j'adore.Les femmes, le désir, l'amour sont des thèmes inhérents au Bonheur fantôme. Est-ce incontournable de parler d'amour ?(Réflexion) Selon moi, toute la difficulté du métier de musicien est d'arriver à être naturel. Mon but n'est pas de faire de l'esbroufe technique ni de la maîtrise d'instruments, je ne suis pas un instrumentiste. Il se trouve que depuis quelques années, l'amour est le thème qui m?inspire le plus. Si ce n'était pas par amour, je ne chanterais pas.Comment se déroule votre processus d'écriture ?A l'instar du bonheur, les mots viennent, s'en vont. Il faut être à l'affût pour les capter au bon moment. Je n'ai pas écrit tous les textes de l'album, j'en ai taxé quelques-uns. Je travaille avec des gens que j'aime profondément, on échange beaucoup. La musique, c'est soit une belle histoire, soit ça n'est pas.Quel est votre tout premier souvenir musical ?Le générique de Mannix (chant !). En vieillissant, j'aime les mêmes conneries que lorsque j'avais 4 ans et demi, à part Dave (rires). La télévision m?a toujours beaucoup inspiré. Petit, j'adorais les génériques des séries TV : Chapeau melon et bottes de cuir, Amicalement vôtre... Ces univers-là se retrouvent dans mes chansons autant que le reggae. Je fais toujours des petites mélodies, des petits thèmes en début de chanson. J'adore les séries TV et les westerns, comme les jamaïcains d'ailleurs. C'est la culture du branleur, ou du mec qui médite, c?est selon (rires).Vous travaillez également pour le cinéma. Qu'est-ce qui vous a attiré dans ses filets ?Les actrices (1) ! (rires) La musique de film m'a toujours obsédé tout autant que le reggae. J'ai participé à la musique de quatre films de Pierre Salvadori (Comme elle respire, Les marchands de sable, Après vous et Hors de prix) et suis partant pour remettre ça. Avis aux amateurs !Qu'est-ce que ça vous apporte de travailler pour le cinéma ?C'est différent. Il y a un cadre, un timing, beaucoup de contraintes à respecter. Et en même temps le cinéma permet d'accéder à un autre univers, d'utiliser d?autres instruments. Pour Hors de prix, par exemple, j'ai travaillé avec un orchestre, des violons, des contrebasses, vingt-cinq cuivres... Pour moi qui suis autodidacte, c'était encore un fantasme.Avez-vous des lieux de prédilection pour jouer ?Non. Dès qu'on m'invite, qu'on peut déplacer le groupe, c'est parti ! Un peu à la manière des Ghostbusters.Le bonheur fantôme est-il désormais palpable ?Oui, en quelque sorte. Mais le bonheur est ainsi : il vient puis s'en va. Il est impossible de maintenir perpétuellement le pied sur l?accélérateur du bonheur.
Interview "ESSECLIVE"
INTERVIEW ESSECLIVE
Mister Bazbaz na pas détonnant que le nom ; cest un personnage. Entre une touffe bien fournie et des lunettes démesurées, Camille a des idées plein la tête. Puisquil veut bien en discuter, on ne sest pas gêné. Jeunesse, musique, politique, vie sentimentale, Camille nous parle de tout, parfois un peu vite, mais toujours franchement. Entre deux verres de Cutty Sark, il nous laisse même quelques messages, aussi positifs que ses "French reggae-soul parties".
Camille, on va jouer au jeu du Top 3. En gros, cest un peu le revival du Top 50, mais cest toi qui le présente. On va commencer avec tes trois principales influences... Musicales ou sexuelles ?Disons musicales pour linstant.En premier, je mettrais James Brown, le maître du genre. En deuxième, je penserais à Brown, James de son prénom. Je te laisse deviner le troisième.Sexuelles alors ?Je rajouterais Marilyn Monroe et mon ex, dont le nom figure dans lalbum?Ne tinquiète pas, on va y venir. Mais continue plutôt ton hit machine.Je suis resté assez classique dans lesprit mais toujours ouvert. Jai commencé avec des vieux vinyls de 1722 style Vanina de Dave, la BO dAmerican Graffitti ou le Star Club Hamburg de Jerry Lee Lewis. Récemment, jai craqué pour Leila, mais jai aussi acheté Raw Power des Stooges - bien rock nroll - et Gregory Isaac pour les reggae lovers.Assez hétéroclite en somme?S'il y a un truc dont je peux me vanter, cest quen terme de musique, je suis super aiguisé, jai écouté des tonnes de sons différents. Pourtant, la musique pour moi cest avant tout : fais ce que tu veux, quand tu veux, comme tu veux. Cest un peu la tribu des "pas comme les autres". Cétait le jazz des années 40, puis le blues, le rock, etc. Je fais de la musique avec Joey Starr comme avec de bons vieux punks. Ce qui mimporte, cest lesprit "différent". Jadore le côté contestataire, la politique version slave/master, comme Curtis Mayfield : un truc qui sent le vécu "pâté de maisons".Justement, ton "vécu" transparaît-il dans cet album ?Certainement dune façon ou dune autre. Je pense que lesprit de groupe, une sorte de symbiose - qui éclate véritablement sur scène - est audible sur lalbum. Ca vient du fait que lon joue en groupe depuis un certain temps maintenant, que lon passe notre temps à improviser et que lon finit par se connaître intuitivement. Sinon pour le fond, ça doit déteindre aussi un minimum. Jai arrêté mes études à 18 ans, parce que je ne me supportais de passer mes journées à écouter des sermons dans lesquels je ne me retrouvais pas. Je ne comprends pas le décalage qui existe entre ce que lon apprend à lécole et ce qui fait la vraie vie. La philo a été ma plus grosse déception ; je me demandais sans cesse : "mais enfin pourquoi nous cache-t-on derrière ces concepts tordus que ce qui compte cest de profiter de la seule vie qui nous est donnée ?"Peut-être parce que tout le monde ne peut pas en profiter ?Mais ce nest pas tout à fait vrai. Au début, jai vraiment galéré. On passait notre vie dans une cave à répéter, à délirer. Cétait bon, mais parfois on sarrêtait deux minutes et on se disait : "à part aux potes, ça ne plaît quand même pas à grand monde?", on piquait un coup de stress. Pareil, quand on a décroché notre premier contrat de 15 000 boules, on sy croyait. Mais au bout dune semaine, on sest dit : "putain, cest pas tant que ça !". Cette fois, jai limpression quon ma donné une vraie chance, surtout que je peux rester fidèle à ce que je fais et à ce que jaime. Comme quoi, on finit toujours par trouver, malgré tous les problèmes qui peuvent se poser.Quest-ce que tu as retiré de cette période ?Cest pas évident, ça se vit au quotidien. Je dirais que jai appris à prendre mes distances quand il le faut. Par exemple, je déteste lhypocrisie politicienne qui nous entoure. On nous dit : mangez du b?uf, cest plein de protéines. Puis on nous dit, cest la vache folle alors préférez le poulet. Puis le poulet il est aux hormones, alors on nous rabat sur le cochon. Et puis le porc il chope une fièvre je ne sais quoi, et ça narrête pas ; on est manipulé, on ne sait jamais à quoi sen tenir.Pourtant lalbum nest pas à proprement parler révolté ou en rébellion contre ce système ?De manière indirecte si. La société nous pousse à des choses incroyables et totalement contradictoires. On nous dit : "quitte ta femme, fais-toi plaisir, va voir ailleurs tant que tu peux", mais au bout du compte on se sent seul, complètement pommé, sans repères et sans personne. Bref, ça fait plus souffrir quautre chose. Ou alors on se retrouve dans des situations ridicules où lon voit un vieux croulant avec une pute de 23 ans. Ce que veut dire lalbum, cest quil faut revenir à de vrais sentiments, du bon feeling. Le message cest plutôt : "tu ne vivras pas 15 000 histoires damour dans ta vie, alors quand tu la tiens, ne la plante pas !".Cest ton dernier mot ?J'aimerais que les gens apprennent à vivre les choses en profondeur, de lintérieur. Aujourdhui, cest pas facile, on nous détourne des trucs vrais, tout est "Playstation", tout pousse au superficiel, au "Miami Vice". Ce nest que de la poudre aux yeux, mais tout le monde ne sen rend pas compte, ou alors sen balance. Dans la vie, il ny a que trois choses qui comptent, cest les trois C : couilles, c?ur, cervelle. Le reste, cest de la branlette.
Propos recueillis par François Bodson (février 2001)
Interview "TELERAMA.fr"
CAMILLE BAZBAZ EN 5 ETAPES
De ses racines rock à son tournant reggae, retour sur le parcours du showman parisien. L'ex-agitateur de la scène rock s'est à peine assagi. Désormais reggaeman sensuel, compositeur de musiques de films et de chansons pour Sandrine Kiberlain, il part à l'assaut de son premier Olympia.
Le Cri de la mouche Mon premier groupe. J'avais quinze ans, j'ai fait trois notes sur un clavier et j'ai eu un flash mystique ! J'avais collé des pastilles de couleur sur les touches et je jouais avec un seul doigt. Ce fut une aventure fondatrice de rock et de liberté grâce à laquelle je me suis extirpé du système. Quand, au bout de dix ans, le groupe a éclaté, j'étais complètement sonné.Jamaïque Mon île fantastique, mon fantasme numéro un en musique. J'ai découvert le reggae en écoutant The Clash et The Specials. C'est un blues d'esclave qui me touche par son mélange de dureté et de romantisme. J'ai été porté vers le reggae et le reggae m'a emporté. Winston McAnuff m'a ensuite emmené en Jamaïque : j'y ai retrouvé l'esprit à la fois dur et doux de la musique.Fender Rhodes La marque de mon clavier, qui date des années 1970 et qui doit peser 73 kg ! C'est moi qui le porte après les concerts ! quand je ne suis pas trop saoul ! J'ai besoin d'un instrument réactif et solide, qui résiste à mes assauts. J'aime le côté physique de la musique. Sur scène, il y a toujours une tension.Cinéma C'est ma troisième passion après la musique et les femmes ! Comme les livres ou les disques, les films m'ont plusieurs fois sauvé la mise dans des grands moments de solitude. J'ai écrit plusieurs musiques pour le réalisateur Pierre Salvadori. Demain, j'adorerais composer pour des documentaires animaliers. sur les poulpes, par exemple ! J'irais chercher des sons aquatiques.Kiberlain, Pauly and Co? J'ai rencontré Sandrine sur un film de Salvadori et on est vite devenus amis. J'aime son ton. Et comme elle avait envie de chanter, je lui ai composé quelques titres. Par contre, je n'ai rien écrit pour Adrienne Pauly ; je lui ai juste montré que la musique était abordable, que tout le monde pouvait jouer trois notes sur son piano. C'est une chance. Il faut savoir en profiter !
Propos recueillis par Valérie Lehoux
Interview "ROCKNFRANCE"
INTERVIEW ROCKNFRANCE
Une 'infinie solitude' comme tu le chantes, est ce que pour un chanteur le comble du malheur ?Ecoute c'est le paradoxe du métier de musicien.Pourquoi vouloir devenir chanteur ?Je ne sais pas, une envie de communiquer avec mes frères humains? et surtout avec leurs soeurs.Tout l'album parle d'ailleurs de ces soeurs humaines ?On parle de ce qui nous manque le plus? je ne sais pas comment fonctionne les autres musiciens. Chacun doit communiquer sur ses propres obsessions.Et les tiennes dans tout ça ?Un manque d'amour évident !Tu combles ce manque en devenant chanteur ?Oui, comme Johnny !Est ce que ce sont les rythmes reggae présent dans 'Sur Le Bout De La Langue' qui donnent tant de suavités à tes chansons ?Le Reggae c'est l'une de mes musiques fondatrice, j'ai découvert la soul, le blues par le reggae. J'ai vraiment un amour total pour les musiques noires américaines en générale. Plus le temps passe et plus c'est fort. J'avais envie que le reggae soit fondu dans ma musique. Que ce ne soit pas ouvertement du reggae blanc. Maintenant j?aime aussi les Doors.Plutôt que d'entrer dans un style fabriqué comme a pu le faire Gainsbourg au moment d' 'Aux Armes etcetera', tu profites de tes connaissances pour y rajouter du blues ou d'autres styles ?A chaque époque : ses missions. Gainbsourg a fait ses trucs Reggae au moment ou il fallait le faire. Je trouve ça plus marrant maintenant de cacher le décors? Le but c?est de faire quelque chose qui n?est pas stéréotypé. J'ai voulu faire correspondre mes goûts éclectiques donc ce que j'écoute chez moi sur mon disque.Parfois aussi tu t'amuses à être un crooner d'immeuble désaffecté ?(rire) d'immeubles vides oui ! Mais je veux bien être un crooner car ce n'est pas mon truc de hurler. Encore une fois, c'est bon pour Johnny. Les chansons de cet album ne se prêtaient pas à gueuler. Je voulais murmurer à l'oreille d?une pouliche.Tu as débuté ta carrière solo en rapport avec une fille, t'as t'elle quitté pour ce troisième album personnel ?C'est le fil conducteur mais il est là pour un peu tout le monde. Quand on est aimé on se trouve des forces de super-héros. Alors après, pour mon grand malheur, elles n'arrêtent pas de me quitter. (rire)En écoutant tes chansons, on a l'impression que la passion n?est pas durable ?C'est compliqué l'amour. La vie en général et les histoires d'amour en particulier. Mais c'est comme ça, on est tous pareil sur la ligne de départ.Il y a même dans la dernière chanson 'Psychologie Féminine' un coté soulard de boite de nuit ?Voilà donc mon pied de nez d'alcoolo. Cette chanson me fait bien rire. Bêtement, je ris de mes propres bêtises.On dit souvent qu'un homme recherche en 1000 femmes la femme parfaite et que la femme cherche en 1 homme parfait les 1000 hommes, toi cela semble lsinverse ?Moi je cherche une femme. Csest ça le plan. Je fais de la musique parce que je cherche une femme que je ne trouve pas?. Mais patience.En faisant des concerts dans toute la France, il risque bien dsen avoir une qui te conviendra ?Oui mais là y en a mille ! jsen perds la tête. C'est comme ça qu'on fini par rentrer tout seul. En plus je suis désespérément sentimental. Et alcoolique.Reprendre 'Papa Tango Charly' immortalisé par Mort Shuman c'était forcement pour toi ?Cela vient de Pierre Salvadori pour qui je fais ses musiques de films, en studio, on faisait les cons en délirant sur cette chanson et un jour en l'écoutant profondément, en fait c'est une histoire hyper triste d'un mec qui se flingue dans son avion parce que celle qu'il aime l'a quitté. J'aime bien faire des reprises. Notamment des thèmes de séries télé. Ca désacralise la musique, tout n'est pas intellectuel. Surtout pas !Tes liens très resserrés avec le milieu cinématographique ont il comptés pour cet album ?Pour être honnête, mes liens avec le cinéma c'est Pierre. C'est une rencontre dans la vie comme quand tu rencontres un frangin que tu ne connaissais pas ! il se trouve qu'on fait des métiers complémentaires donc en même temps on peut nourrir, construire des univers qu'on peut mêler. Si tu veux, le boulot que je fais avec lui est complètement lié à mon boulot de musicien. La musique que j'ai dans ma tête, elle vient de l'image. J'ai imprimé les thèmes qui ressortent sur mes disques.2 chansons sont de Sandrine Kiberlain, c'est la suite logique de vos précédentes collaborations ?C'est grâce à 'Après Vous' dans lequel elle jouait. Elle est tombé sur la chanson 'Sur le Bout de la Langue' qui était dans le film et du coup, comme elle écrit des textes elle voulait que je lui fasse des chansons. Ce que je me suis empressé de faire parce que j'apprécie grandement son style qui colle bien avec mes mélodies.Tu travaillais chez Island et là as tu eu du mal à sortir ce 3ème album ?Ca aurait pu être pire mais c'est vrai que ça a été un peu chaud. Je suis resté la bouche ouverte pendant 3 ans pour retomber sur mes pieds. C'est cool d'avoir une part de moi qui est breton et donc têtu. Ca permet de ne pas désespérer.Tu as déjà vogué en groupe ou maintenant en solo, qu'est ce qui est plus agréable ?Quand t'es en groupe ce qui te manque c'est de la solitude et quand t'es seul ce qui te manque ce sont des moments avec tes potes. On ne peut pas tout avoir dans la vie. Comme je suis quelqu'un de nostalgique j'ai toujours la nostalgie des histoires d'amours qui ont ratés.Tu remontes sur scène ?Naturellement, j'en suis arrivé à faire cet album intime et du coup sur scène il me fallait reproduire cette ambiance. Comme tout est dépersonnalisé dans ce monde de ouf, assez agressif, où personne ne se sent, en particulier dans les métiers artistiques que quelque part ça fait bien plaisir aux gens de faire un truc intime. Qu'on puisse de la scène a la salle se regarder, se voir, exister ! Je ne suis pas dans la logique ouaf-ouaf on agite des hochets partout, des trucs clinquants.Enfin, qu'elle est la phrase parfaite que tu as sur le bout de la langue pour draguer une fille ?Vous dansez Mademoiselle ?? en sachant que je dirais ça quand il n'y a pas de musiques.
Interview "LEMAGUE"
Camille Bazbaz est l'auteur, compositeur et interprète qui monte. Son troisième album "Sur le bout de la langue" est un bijou musical et textuel pour les garçons et les filles. Bazbaz a déjà travaillé plusieurs fois pour le Cinéma et il collabore avec de nombreux artistes dont la dernière en date n'est autre que la délicieuse Sandrine Kiberlain qui lui a écrit une chanson sur mesure "Dans ma nature". Rencontre avec une valeur sûre, sincère, simple... Une vraie découverte dont on va suivre l'ascension artistique avec attention.
INTERVIEW LEMAGUE
1. Salut Camille Bazbaz, sois le bienvenu sur le Mague. Dis-moi c'est ton vrai nom Bazbaz ?Oui, c'est mon vrai nom, celui de mon Père. Docteur Bazbaz, ça ne le faisait pas trop d?ailleurs. Dès la maternelle, c'était l'hilarité générale. C'était la catastrophe surtout que les gens ont du mal à le dire, comme si c'était une erreur de syntaxe ou de rhétorique.2. Tu as d'abord été musicien, puis tu as écrit et pour terminer tu as chanté... ça s?est fait dans cet ordre-là ?J'ai dans un premier temps été organiste, puis je suis devenu chanteur, donc j'ai écrit. Je n'ai jamais fait de poèmes dans ma jeunesse, tout cela est venu assez tard. D'abord j'ai fait de la Musique (clavier) puis j?ai chanté. C'est là seulement que je me suis vraiment mis à l?écriture. J?avais 27 ans.3. Je trouve que tu écris vachement bien. Ca se fait dans la douleur ?Je me fais du mal quand j'écris et je prends aussi mon pied parfois. La musique, tu sais, Frédéric, ce n'est jamais une ligne droite, ou une ligne pure, c'est toujours mi-figue mi-raisin.4. Tu écris vite ou ça met du temps à sortir ?Parfois j'ai des trucs dans la tronche depuis l'âge 17 ans et puis ça sort en une phrase. Ca prend donc 20 ans à hanter mon esprit et puis une minute de réelle création pour que ça devienne un texte de chanson. Mais c'est toujours naturel. Si c'est trop réfléchi, ce n'est pas bon, faut que ce soit un flow.5. J'ai lu partout qu'on disait que ce troisième album était celui de la maturité pour toi ? Qu'en penses-tu ?Je suis auteur, compositeur, arrangeur de mes albums et le jour où je serai mûr, je serai mort. "Maturité", c'est un grand mot à la con qui veut rien dire pour moi. Mais, c'est vrai, ça commence à bien me faire marrer de raconter des choses aux gens. Sur cet album y'a des chansons pour les mecs ou les filles. Les mecs adorent "Crocodile" et "Le professionnel".. le reste c'est pour les gonzesses.6. Est-ce que tu écris dans une sorte de second degré perpétuel sur l'intime ?J'aime bien les histoires drôles et tristes à la fois, comme dans les films italiens des années 60. Je suis un pauvre mec complètement largué et je raconte cela dans la plupart de mes chansons. Mais dans la musique, il ne faut jamais faire de pathos. Alors je fais rire et pleurer à la fois, toujours sur la frontière. Je suis un mauvais poète mais un bon musicien.7. Tu es un auteur à textes tout de même...En France on ne parle que du texte, du texte, du texte... moi je dis FUCK OFF. Ce que je fais c?est de la Musique pas de la Littérature, c?est de la Musique, la Mélodie, c?est un langage universel, ancestral, troubadour, les mélodies elles se passent de génération en génération. On ne sait pas d'où elles viennent. La Mélodie, c'est 50 pour cent de la chanson.8. On sent que la musique noire américaine t'a beaucoup marqué. Elle est en filigrane dans beaucoup de tes chansons ?J'ai énormément de respect pour les gens que j'écoute, les morts comme les vivants. Le reggae, la musique noire en général. Y'a toujours de la joie dans la musique noire. Quel courage de faire des trucs en paillettes en pleine ségrégation. Les blacks ont cette force-là.9. Tu fais de la musique pour faire passer quel message ?J'ai des petites antennes incorporées. Mon envie c'est de traduire ce que je ressens en chansons sans ennuyer, sans faire chier. Toute ma technique me sert à être simple. Je n?ai pas envie d'esbroufe. Je suis un grand garçon musical. Tout simple, humble.9. Sur ton dernier disque, tu ne cries pas, c?est très doux...Dans le premier album je criais à mort, de A à Z c'était horrible, sur le deuxième je criais un peu moins et sur celui-là je chante. On verra bien ce qui se passera dans le prochain.10. Pourquoi cet album est-il si formidablement réussi ?Parce que je l'ai fait avec des gens qui sont bien, une véritable petite famille.Ce disque c'est un peu de chaleur, un peu de soleil, j'ai pas envie de le décortiquer, de trop l'analyser. Il est fait avant tout fait pour danser, pour battre la mesure. C'est pas la peine d'en faire une psychanalyse à deux balles. Je raconte des histoires tristes car l'amour c'est compliqué. J'ai juste voulu faire un truc intime car le monde manque d'intimité.11. C'est un bel Album de rencontres non ?Ben oui je rencontre grâce à la Musique des gens que j'ai dû rencontrer dans une autre vie. Sandrine Kiberlain je l'ai connu comme cela c'est évident. Pierre Salvadori et moi sommes certainement sortis de la même matrice, du même con.12. Ton univers est plein d'images, tu as une culture télé ?Oui complètement, j'ai appris la musique en ne rien foutant devant la télé et en matant les génériques de série télévisée comme Amicalement vôtre par exemple. J'adore ça. J'ai engouffré des conneries pendant 10 ans, c'était sublime.13. Et puis le Cinéma est arrivé ...Oui. J'ai toujours fantasmé sur le Cinéma et un jour la connections s'est faite sans que je fasse de démarche particulière. Sans copinage. C'est lui qui est venu vers moi. Un cinéma sur les dialogues sur l'humanité avec peu de moyens.14. C'était un fantasme de bosser avec une actrice comme Kiberlain ?C'est surtout la femme qui m'a touché. Celle que tout le monde attendait au tournant et qui va surprendre par sa sincérité et son talent.15. Tu as bossé avec Gérard Darmon aussi ?Oui, ça s'est fait comme cela et ce n'était pas le projet le plus enthousiasmant de ma vie. Je préfère sa fille dont j'ai été très amoureux.J'avais vachement envie de lui apporter mon expérience à Gérard Darmon mais il a fait son acteur je suis Darmon et tu es Bazbaz m'a-t-il dit . J'ai compris de suite le message et je suis parti la queue entre les jambes.Par contre avec Sandrine, c'était un vrai travail de musicien, il s'est passé un vrai vrai truc. Bazbaz / Kiberlain c'est une aventure qui va continuer car j'ai besoin de ses textes, j'ai besoin de son talent d'auteur. Et puis j'adore travailler avec les gonzesses.16. La Musique t'a rendu meilleur avec les autres ?J'essaye d'être compris, je ne suis plus dans ma bulle comme avant, j'essaye d'être ouvert. C'est important qu'on me comprenne. C'est terminé le qui m'aime me suive".
Interview : Camille Bazbaz par Frédéric Vignale
Interview "La Marseillaise"
INTERVIEW LA MARSEILLAISE
Bazbaz. Artiste au style tout aussi inimitable qu'imprévisible, capable de passer sans sourciller du reggae à une ballade en passant par une musique de film, Camille Bazbaz revient aujourd'hui avec Le bonheur fantôme. Un album atypique et mélodieux dont l'envie de douceur se conjugue au spleen quotidien. Portrait d'un chanteur de notre temps, amoureux des musiques du monde et avide de valeurs humaines. Interview.
Camille Bazbaz, vous mélangez les registres. Comment peut-on définir votre style ?Mon style ? C'est du Bazbaz. Je mélange tout ce qui me plait, sans racisme ni complexe. Je travaille le blues dans sa formule ancestrale, et le manque d'amour sans prétention mais avec honnêteté. Il y a toujours un côté crooner chez les rockeurs et la violence qui nous entoure implique de la douceur de notre part. Surtout qu'à ce niveau, c?est la totale, on le voit aussi bien dans les couples qui se déchirent que dans la rue et, au fond, parler d?amour, c'est ma façon d'être punk dans ce monde. Ce sont des choses que j'aborde de façon subliminale.Vous touchez également aux musiques de films, dont celles de Pierre Salvadori. Comment s'est déroulée cette rencontre ?Ca date de plus de dix ans, juste après qu'il est réalisé Les apprentis et que j'ai finit mon premier album. Il m'a branché et ça a été une rencontre professionnelle. Je suis autodidacte et j'ai toujours eu le fantasme de composer des musiques de film. Le reste s'est fait de fil en aiguille et j'ai écrit la musique de ses quatre dernier films, dont "Après vous" où j'ai fait la connaissance de Sandrine Kiberlain, dont j'ai composé des musiques pour ses deux albums. Elle, de son côté, m'avait écrit des textes pour "Sur le bout de la langue". Et dire que tout s'est fait à cause de Salvadori. En bon manipulateur, il avait tout organisé Il n'est pas réalisateur pour rien ! Il a d'ailleurs co-signé "Dis-le" sur ce nouvel album que j'interprète avec Sly et Robbie."Le bonheur fantôme" contient aussi des chansons reggae, que vous avez enregistré en Jamaïque. Comment cela s'est il déroulé ?C'est grâce à mon pote Winston McAnnuff que j'ai pu bosser là bas. C'est mon frangin, mon double jamaïcain. Lui c'est le rasta reggae et moi je suis le blanc bec variétés. Tout le monde riait de nous donc quand je suis arrivé j'ai dit aux musiciens Je ne suis pas là pour faire du tourisme. Je suis le frère de votre frère et quand il vient chez nous, ce sont les Fugees qui jouent notre première partie . Tout s'est ensuite déroulé simplement. Ca prouve aussi que dans la vie, il n'y a pas que des histoires de fric. Personnellement, je ne lis pas mes contrats, je me souviens seulement de la poignée de main. Mais bon la Jamaïque ne représente que 10% de l'album.Il y a par contre une grande part de romantisme. C'est ce qui vous inspire ?Oui je suis très romantique ! C?est affreux? D'ailleurs j'ai même failli appeler l'album "D'amour et d'eau fraîche", comme la chanson, car on ne parle que de ça. Mais j'ai préféré opter pour "Le bonheur fantôme" car si le malheur s'oublie vite, on n'arrive pas à guérir du bonheur. Il n'y a rien de plus dur que le bonheur perdu et précisément, c'est celui là qui m'intéresse.
Propos recueillis par Cédric COPPOLA
Article RFI
Chanteur français sous influence jamaïcaine
CAMILLE BAZBAZ
Cheveu fou, barbe généreuse et casquette de gavroche, il a une bonne bouille ce Camille Bazbaz.et le parfait look du "zicos"! Une vocation de musicien qui se dessine au lycée, période de révolte adolescente où il fonde avec cinq de ses potes, Le cri de la mouche, un groupe d'inspiration punk rock : "On n'était pas à notre place dans le bahut. Ce qui fait qu'on a construit notre cabane : un groupe de rock, qui nous a permis d'exister." cette époque, il écoute les groupes Taxi Girl, The Clash ou plus underground, écume les salles parisiennes pour jouer avec ses compères, rate son bac?Après dix ans d'existence, le groupe se disloque, mais l'amitié perdure. "On continue toujours à se faire des réunions d?anciens combattants." Camille Bazbaz poursuit son bonhomme de chemin en solo. Au trip punk rock rebelle succède la période soul/reggae. Son premier album sorti en 1996 -Dubadelik,-, sur lequel Joey Starr a posé sa voix, amorce un tournant. S'ensuivront Une envie de chien (2000) et Sur le bout de la langue (2004). Bazbaz va à son rythme, affine son style musical : "Tu mûris, t'aiguise?"Sur tous les frontsEn parallèle, il allie la musique à une autre passion - le cinéma - en composant les bandes originales des films de Pierre Salvadori (rencontré en 1997) ; le dernier en date étant Hors de Prix (avec Audrey Tautou et Gad Elmaleh,) sorti fin 2006 : "J'aime le cinoche depuis toujours. Comme la musique." Et de citer parmi ses réalisateurs cultes Howard Hall, John Ford, John Huston, Henry Hathaway, et François Truffaut, côté français. D'André Manoukian à Scratch Massive en passant par Sandrine Kiberlain et Gérard Darmon- des artistes d'horizons divers souhaitent s'offrir ses talents de compositeur. Coup de foudre artistique pour Sandrine Kiberlain, leur relation reposant selon lui sur un "échange de bonnes vibrations" : il lui concocte des mélodies, elle lui écrit des textes. Quant à Gérard Darmon, il lui a tendu la main dans un moment difficile. "Quand Gérard Darmon est venu me dire qu'il aimait bien mes chansons, tout le business n?en avait plus rien à foutre de ma gueule, j?allais apprendre les répertoires de Bar mitzvah et de mariages arméniens, chrétiens, martiens? C'était une bénédiction que ce gars m'appelle pour travailler !"Si le milieu professionnel l'a peut-être snobé à une certaine période, il a aujourd'hui pris sa revanche. Son dernier album Le bonheur fantôme (mai 2007)- dont les textes sont signés de sa plume mais également de celles de Chet, Philippe Trézol ou encore du grand Jacques Lanzmann- a été salué par la critique. Un album placé sous le signe de l?amour, thème de prédilection bazbazien : "Je ne vois pas de quoi parler d?autre, je parle de la vie via l'amour, de ma vie via l'amour. Ce qui me fait plaisir, c'est que les autres comprennent ce que tu racontes, que ça n'intéresse pas seulement ta mère ou ta soeur."Amour qu'il contemple avec le "recul du vécu" et une autodérision jouissive. Aux airs mélancoliques (titre La Belle évanouie) succèdent des mélodies rythmées, emplies d'humour et de second degré (C'est pas un métier) ou encore des rythmes languissants. "Je navigue comme ça. J'aime bien les choses à la fois tristes et drôles qui ressemblent au cinéma italien des années 50 et 60." Désir charnel (Con d'Homme), excès d'alcool (Excès d'abus) - comme en témoigne le petit verre de calva qui accompagne son café du réveil lors de notre rencontre.La Jamaïque, fantasme musicalCamille Bazbaz nous ballade en douceur dans son univers, où la chanson française flirte avec le reggae. Car pour la réalisation de cet album, il s'est entouré de pointures du genre comme Winston Mc Annuf, et Sly and Robbie, et a enregistré deux titres en Jamaïque (Dis le et Illiennes) : "Si j'ai été en Jamaïque, c'est parce que j'ai fait une rencontre d'amitié : Winston. On a d'abord travaillé en France, on s?est éclaté et après c?est lui qui m?a embarqué en Jamaïque. Depuis que je fais de la musique, depuis que j?avais écouté Aux armes, etc. de Gainsbourg, je rêvais d'aller là-bas, j'avais ce fantasme musical." Après la parenthèse Jamaïque, Camille Bazbaz s'apprête à partir sur les routes de France pour une série de concerts (l'Olympia étant prévu cet automne à Paris). Deux projets d'albums (avec Sandrine Kiberlain et Winston Mc Annuf ) sont également en cours. Le succès ? La consécration ? Réponse de l?intéressé : "Y'a des gens qui veulent être connus. Moi ce que je veux, c'est faire de la musique. Mon but est plutôt d?être reconnu. Ma musique, c'est ma planète, si ce n'est pas comme je veux, ça ne m'intéresse pas."Camille Bazbaz Le bonheur fantôme (Saint George/Columbia) 2007
Paris 12/07/2007 - Auteur, compositeur, interprète, Camille Bazbaz trimballe depuis de nombreuses années sa dégaine d'artiste froissé sur la scène musicale française. Bercé par le reggae (à l'image de son quatrième opus Le bonheur fantôme sorti récemment, et enregistré entre la France et la Jamaïque), son univers est empreint d'une délicieuse nonchalance ! Portrait d'un drôle de drille.
Stéphanie Secqueville
Presse
ARTICLES PRESSE
Ce qui frappe à l'écoute de Sur le bout de la langue, c'est que ce disque rend zen. Camille Bazbaz parle beaucoup d'amour. Souvent ça peut être plombant comme thème. Pourquoi les chansons parlent-elles toujours d'amour / C'est un sujet inabordable chante d'ailleurs Miossec. Chez Bazbaz ça ressemble plutôt à ça : Sous mes doigts il y avait ta peau / Sur ta peau il y avait mon corps / Et dans mon corps il y avait ton coeur. C'est un autre style, non ?Musicalement ce disque sent bon le reggae, les jolies mélodies pop, le tout saupoudré d'une pointe de tcha-tcha pour le déhanchement. Les claviers répondent aux orgues, percussions et programmations rythmées achèvent de donner de la couleur et cohérence à l'ensemble. Et quand survient au détour d?une piste une reprise de Papa Tango Charly, on est fin prêt au décollage.Camille Bazbaz était jusqu'à présent connu dans le milieu du cinéma pour ses bandes originales des films de Pierre Savadori : Comme elle respire ou Après vous. C'est sur le tournage de ce dernier que Camille a rencontré Sandrine Kimberlain, dont il vient de composer le premier album. Ce chanteur est décidément un touche à tout. Quant à son disque, il peut sans difficulté être mis entre toutes les mains? entre les mains de ceux tous ceux qui sont en quête d?un peu de bonne humeur.
MUSIQUALITE.net du 14/03/2005
Depuis quelques années déjà, Camille Bazbaz, ancien du groupe le Cri de la mouche, trace une route sans orage d'une voix détachée où perce une mélancolie bigarrée très dutronienne. Il a écrit et composé trois albums, des chansons pour Gérard Darmon et Sandrine Kiberlain, ainsi que les bandes originales des films de Pierre Salvadori. Son nouveau disque, Le Bonheur fantôme, enregistré à Kingston (Jamaïque), parle d'amour et de spleen, mais l'humeur est reggae et le second degré truculent. Bazbaz est un artiste caressant, fantaisiste et songeur, nonchalant et pudique. Avec D'amour et d'eau fraîche, entouré d'un piano électrique, d'un violoncelle et d'une flûte, il frise l'épure. Ma belle évanouie, ballade sous-marine, revient hanter La Noyée de Gainsbourg. Et Mon allumette, à l'élégance ironique et cramée, balance le refrain sautillant a sent la sueur, le bonheur. Bazbaz? On est preneur.
LEXPRESS.fr du 18/06/2007
LADEPECHE.fr du 19/10/2007
Trois ans après l'album Sur le bout de la langue , Camille Bazbaz confirme son image de crooner avec Le bonheur fantôme . En partie enregistré en Jamaïque, ce dernier opus combine mélodies nonchalantes et textes languissants. Ancien membre du groupe punk-rock Le Cri de la mouche, le chanteur a su s'approprier les rythmes reggae et soul avec talent. Une douce paresse à écouter lascivement en concert.